Tandis que les mois de juillet/août signifient pour bon nombre d’actifs une période de congés bien méritée, pour d’autres il s’agit souvent d’anticiper un éventuel épisode de canicule.

Celle ayant sévi en Europe en 2003 a laissé des traces dans notre pays : des séquelles psychologiques pour certains ayant perdu des proches ou une véritable angoisse de vivre à nouveau tel épisode, mais eut aussi de réels effets bénéfiques consécutifs à cet événement, notamment sur les mesures prises en période de forte chaleur.

Ainsi, saviez-vous qu’il existe désormais un numéro de téléphone unique, appelé Canicule Info Service, mis en place par le Ministère de la Santé, pour prévenir et aider les personnes en difficulté ? Il suffit de composer le 0800-06-66-66 pour accéder à ce service, gratuit depuis un poste fixe.

Par ailleurs, il est toujours utile de rappeler les premiers réflexes à adopter en période de canicule : s’hydrater, se mouiller, se ventiler, et si c’est possible, se déplacer jusqu’à un endroit frais (sans aller jusqu’à se terrer au rayon surgelés, parfois juste un petit tour dans une grande surface suffit à se rafraîchir). De plus, dans cette période sensible pour la santé de tous, il est préférable de prendre des nouvelles de ses proches plus que d’ordinaire, afin de détecter précocement une difficulté face à la chaleur.

Mais savons-nous réellement ce qu’est une canicule ?

En réalité, les critères de température sont revus de manière quasi annuelle en France. Car selon les régions, les températures au-delà desquelles un épisode caniculaire est décrété par le gouvernement ne sont pas les mêmes. Ainsi à Brest, on parle de chaleur caniculaire lorsque la température diurne dépasse les 28°C et qu’il fait plus de 16°C la nuit, tandis qu’à Toulouse on considère des températures supérieures à 36°C le jour et 21°C la nuit !

En effet, ces différences s’expliquent par le climat de la région considérée. On ne prend pas seulement en compte la température de l’air, mais aussi son hygrométrie, l’indice de chaleur etc… Voilà pourquoi on ne peut pas donner une définition universelle de la canicule. Dans certains pays du globe, les épisodes de canicule peuvent même durer plusieurs mois. Dans les pays en voie de développement, les conséquences humanitaires sont catastrophiques. Il y a naturellement moins d’eau potable et par conséquent, une concentration accrue de polluants et toxines dans l’eau du fait du réchauffement de l’air.

D’ailleurs, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi on appelle une période de forte chaleur une “canicule” ?

Certains y reconnaîtront la racine latine “cani”, relative au…chien ! En effet, il s’agit de la traduction latine du grec ancien qui désignait Sirius. Il y a trois millénaires, les hommes avaient remarqué que les fortes chaleurs commençaient quand s’élevait Sirius dans le ciel, une étoile de la constellation du Chien. Cette période s’étendait du 24 juillet au 24 août dans les calendriers ancestraux.

De nos jours, il n’est plus rare de vivre une période caniculaire dès le mois de Juin. Le réchauffement climatique y est certainement pour beaucoup, car les climatologues estiment que les épisodes de forte chaleur seront plus nombreux et d’intensité croissante jusqu’en 2100… Ces prévisions ne sont certes pas optimistes, mais elles ne peuvent être tout à fait exactes puisqu’il s’agit de modélisations météorologiques. Reste que le meilleur moyen de vivre au mieux une période de canicule est encore de suivre les recommandations que nous connaissons désormais sur le bout des doigts ( boire, manger, se rafraîchir et/ou se ventiler ) mais aussi de communiquer. Rassurer ses proches, prendre des nouvelles des autres personnes fragiles que nous connaissons, ne pas hésiter à parler de ses difficultés… La solidarité, familiale ou non, reste un atout majeur dans la gestion d’un épisode caniculaire !

 

La Lu Totale Juillet 2017

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