Les aidants, ces personnes qui prennent soin d’un proche fragilisé : parent, enfant ou conjoint, ont un rôle essentiel au quotidien.

De plus en plus, les nouvelles technologies répondent à nos besoins de confort et de sécurité. Dans un quotidien jugé souvent difficile, les aidants s’en servent-ils pour faciliter leur rôle ? Retour sur une étude exclusive menée par Tunstall Vitaris et Frédéric Serrière.

 

 

Les aidants, portrait

Etre aidant, cela signifie consacrer du temps (beaucoup) et de l’énergie à son proche dépendant parfois atteint d’une maladie. Aujourd’hui la France compte 8,3 millions d’aidants (sont comptabilisées les personnes de plus de 16 ans).

Ce sont plutôt des personnes qui travaillent (51%) et des femmes (58%). Les aidants ont en général moins de 65 ans, et dans 39% des situations, ils sont seuls à aider.

Le plus souvent ce sont les enfants et les conjoints qui s’occupent bénévolement de leurs proches. Inévitablement, l’éloignement aidant-aidé peut être un frein dans le soutien apporté. En effet, les aidants-enfants habitent pour 62 % à plus de 20 minutes de distance de chez leur parent aidé.  Ce qui n’est pas le cas pour les aidants-conjoints qui vivent le plus souvent sous le même toit que le proche aidé (94%).

 

 

Quelle fréquence et quelle aide ?

Près d’un aidant-enfant sur 2 rend visite à son parent aidé, plusieurs fois par semaine, voir même chaque jour (pour 41% d’entre eux), pour l’aider dans la gestion de la vie quotidienne (par exemple, l’aider à faire les courses, le ménage, lui préparer ses repas). On remarque que la nature de cette aide varie pour les aidants-conjoints qui est davantage tournée vers la gestion des finances, l’aide à la mobilité, ou encore les soins.

 

« Même si on a 2 heures d’aide par semaine, c’est le début de l’aide, car on sait que ça va aller crescendo » Nathalie Hassel, Fondation April

Aidants & nouvelles techno

Les aidants déclarent que prendre soin de leurs proches dépendants a des effets plutôt négatifs sur leur santé et leur moral. En parallèle, les nouvelles technologies évoluent pour donner davantage de confort et de sécurité, on pourrait alors penser que leur utilisation de la part des aidants est exponentielle.

Effectivement, les aidants-enfants sont fervents de nouvelles technologies et apparaissent comme des personnes très connectées avec une utilisation quotidienne pour la plupart des supports (smartphone, tablette, ordinateur, objet connectés…).

A l’inverse, les aidants-conjoints, eux, se révèlent peu utilisateurs des nouvelles technologies et cela quel que soit le type de support. Pourtant les deux profils se disent tous deux intéressés ou très intéressés par une aide apportée par les nouvelles technologies, plutôt sous forme d’application ou de site internet, et chacun pour des attentes différentes.

Pour l’aidant-enfant, ce serait davantage pour gagner du temps et aider, faciliter le lien avec l’aidé et l’ensemble des proches, et lui permettre de suivre les visites des aides à domicile.

Concernant l’aidant-conjoint, lui attend davantage un moyen pour surveiller la prise de médicament, gérer les finances, l’aider dans la prise de décision juridique et le rassurer sur ce qui se passe en son absence.

Finalement, aujourd’hui, ce sont davantage les aidants-enfants qui utilisent les nouvelles technologies pour les aider dans leur rôle d’aidants. Néanmoins, les aidants conjoints et enfants se rejoignent pour  dire qu’ils ne connaissent pas suffisamment ce qui se fait sur le marché alors qu’ils montrent un réel intérêt pour ces nouvelles technologies.

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